No Fake Science

Présentation des rédacteurs

Nicolas BONNEEL
Chercheur en informatique.
Après des années de post-doctorat, notamment au Canada et à l’université d’Harvard aux États-Unis, Nicolas est recruté comme chercheur permanent en informatique à Lyon. Passionné par la science, son traitement médiatique le préoccupe, constatant que les conclusions des scientifiques sont souvent déformées.

“Le mauvais traitement de l’information scientifique nuit à tout le monde : les journalistes perdent en crédibilité, les scientifiques perdent la confiance du public, et la société prend des décisions non informées.”

“En tant que scientifique, je vois le mauvais traitement médiatique de la science comme une attaque à ma profession : nous perdons la confiance de la société pour laquelle nous travaillons.”

“Le métier de chercheur, c’est produire des connaissances, mais aussi les diffuser. Les médias ne nous facilitent pas la tâche lorsqu’ils perdent leur crédibilité sur les sujets scientifiques.”


Guillaume BUCHER
Ingénieur en génie atomique et sûreté nucléaire.
Après avoir travaillé au cours de ses études sur des projets solaire et hydrogène, Guillaume s’est orienté vers l’énergie nucléaire par conviction. Il est aujourd’hui spécialisé dans le pilotage des centrales nucléaires et la conduite accidentelle de telles installations.

“Aucune solution n’est parfaite, mais les décisions doivent être prises sur des faits avérés et non des croyances. »

“Plus j’ai avancé dans ma scolarité et ensuite dans ma carrière, plus les informations données liées à mon domaine de compétences m’apparaissaient partielles voire partiales.”

“Je suis convaincu que la diffusion des connaissances est un droit mais aussi un devoir. “

“Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui se revendiquent de la Science, pourtant, et ne leur en déplaise, cette dernière n’est ni à la carte, ni à géométrie variable. »

“Les défis auxquels nous devons faire face sont inédits, en particulier vis-à-vis du changement climatique. Du temps, nous en manquons, or toutes les infox, fakenews, mésinformations ou autre nous volent le peu de temps qu’il nous reste …”


Florian DAMAS
Doctorant en physique subatomique.
Après un master de physique fondamentale à l’Université Paris-Sud, Florian prépare une thèse portant sur l’étude de la production de quarkonia dans les collisions d’ions lourds au LHC. Ce champ de recherche permet notamment de contraindre les modèles cosmologiques et d’améliorer nos connaissances sur la matière dans des conditions extrêmes.

“Depuis le début de ma formation universitaire, je suis témoin de l’écart grandissant entre la société et la recherche. Je pense que les responsables de cet éloignement se situent à tous les niveaux, des acteurs de la recherche aux politiques en passant par les médias.”

“Ce collectif est pour moi l’opportunité d’agir contre l’installation d’un climat de défiance. Face au défi du changement climatique, il est temps de (re)donner à la science la place qu’elle mérite dans la société.”


Laure DASINIERES
Consultante en communication web.
Durant son cursus universitaire en Sciences de l’information et de la communication, Laure a notamment travaillé sur l’éducation aux médias et rédigé une thèse sur les marqueurs de fictions dans les parodies de journaux d’information. Elle a également enseigné l’analyse du discours médiatique et la sémiologie et a travaillé sur l’éducation aux médias. Aujourd’hui, elle travaille comme consultante, rédactrice et community manager freelance, essentiellement dans les domaines de la santé et de la nutrition avec pour objectif majeur la vulgarisation médicale à destination du grand public. Elle est également bénévole au sein du “Collectif FakeMed” et anime une chronique santé dans l’émission “L’Heure du Doute”.

“Mon parcours et mon engagement associatif me rendent extrêmement sensible à la manière dont est transmise l’information scientifique et tout particulièrement médicale dans les médias.”

“Je constate chaque jour les dégâts de la malinformation en la matière en termes de santé publique : développement du mouvement antivax, défiance envers le corps médical, diffusion de contenus pouvant conduire à des retards de soin et pertes de chance… sans compter l’impact de certains lobbys pharmaceutiques sur les corps journalistique et politique.”

“Signer cette tribune et rejoindre le collectif No Fake Science est pour moi une évidence car je considère qu’une information rigoureuse, en accord avec les données actuelles de la science, est nécessaire pour permettre aux citoyen·ne·s de prendre les décisions nécessaires à leurs santé, à celle de leurs proches et plus globalement de se forger une opinion raisonnable et raisonnée sur des sujets fondamentaux.”

“Aujourd’hui, il est crucial que les journalistes et que tous les acteur·trice·s des médias renouent le dialogue avec les scientifiques en dépassant leurs idées reçues et la poursuite du sensationnalisme et ce en dehors de tout parti pris idéologique ou partisan.”


Joseph GARNIER
Doctorant en Intelligence Artificielle.
Joseph mène, à l’Université de Lyon, des recherches sur la modélisation des comportements et décisions émotionnelle en intelligence artificielle. Intéressé par les biais cognitifs dans lesquels nous tombons souvent, il est un fervent défenseur de l’esprit critique et d’un journalisme scientifique de qualité.

“Grâce à de nombreux vulgarisateurs sur internet, je me suis mis à dévorer des articles d’épistémologie, de philosophie des sciences, et tente de me forger un esprit critique plus robuste.”

“C’est sur le sujet du glyphosate que j’ai tout d’abord constaté un fossé entre le discours scientifique et celui de beaucoup de médias. Repérer de nombreux des sophismes, biais et incohérences dans le traitement médiatique a été le début de mon questionnement : se pourrait-il que ces grands médias ne soient pas aussi rigoureux que je l’avais toujours pensé ?”

“Au fil de mes lectures et de mes échanges, je m’aperçois que le manque de rigueur dans l’information touche de nombreux sujets à caractère scientifiques dans la plupart des médias. De là est née mon envie de réagir en particulier à travers la rédaction de cette tribune.”


Anthony GUIHUR
Chercheur à l’université de Lausanne.
Docteur en biologie moléculaire végétale, Anthony s’intéresse à la perception de la chaleur par les plantes et à leur thermotolérance dans le contexte du réchauffement climatique.

“A l’heure de la multiplication des fakenews, de la défiance du grand public envers les médias et les chercheurs, il est plus que nécessaire de lancer un cri du cœur afin d’obtenir un meilleur traitement de l’information scientifique et de la science par les médias et les politiques.”


Gabriel GUILLOCHEAU
Data scientist dans une Start-up.
Docteur en bio-informatique avec une thèse portant sur le génome et transcriptome bovin, Gabriel travaille dans le domaine de la neurobiologie végétale au sein d’une start-up qui cherche à écouter les plantes grâce à leurs activités électriques. Depuis son enfance, il affiche un goût prononcé pour la découverte scientifique et la transmission du savoir et vulgarise des sujets de biologie sur son compte Twitter.

“Je suis profondément écologiste et je considère qu’un meilleur traitement des données scientifiques dans la presse permettra d’avertir le public sur des enjeux plus prioritaires pour la sauvegarde de notre planète !”


Tristan KAMIN
Ingénieur en génie atomique et sûreté nucléaire.
Après des études d’ingénieur pour l’aéronautique et le spatial, Tristan s’est orienté vers l’énergie nucléaire par passion et conviction. Il est aujourd’hui ingénieur d’études de sûreté dans l’industrie nucléaire, pour des projets relatifs à la conception, la maintenance et le démantèlement d’installations. En parallèle, il s’exerce à la vulgarisation sur le sujet du nucléaire ou, plus largement, de l’énergie.

“Le nucléaire, ce n’est ni secret, ni compliqué.”

“Personne n’a jamais prétendu que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière française.”


Nathanaël LAPIDUS
Médecin de santé publique, enseignant-chercheur en biostatistique et en épidémiologie
Durant son cursus médical, Nathanaël s’est très tôt préoccupé la fiabilité de l’information dispensée, dont le niveau de preuve lui semblait trop souvent insuffisant pour satisfaire sa curiosité. Cette propension au scepticisme, associée à la conviction que nos choix de société auront des effets directement tributaires de la qualité de l’information scientifique sur laquelle ils reposent, l’a guidé vers une spécialité “santé publique” et une thèse en épidémiologie. Aujourd’hui spécialisé en méthodologie et biostatistique, il enseigne et conduit ses recherches dans un centre hospitalier universitaire à Paris.

“J’espère que l’initiative du collectif No Fake Science offrira l’opportunité d’ouvrir un dialogue bienveillant entre toutes les personnes impliquées dans la diffusion de l’information scientifique, dont les objectifs communs surmontent sans aucun doute les différends quant aux manières de les atteindre.”

“La décision en santé publique doit reposer sur une estimation des conséquences attendues et des incertitudes associées. Les citoyens ne pourront soutenir cette action que grâce à une diffusion de l’information scientifique respectant les niveaux de preuve et la hiérarchie des doutes.”


Nicolas MINIER
Doctorant en bioingénierie, vulgarisateur sous le pseudonyme Biorev3.
Diplômé d’une licence en biotechnologies et d’un master en ingénierie biomédicale, Nicolas réalise en ce moment une thèse doctorale en bioingénierie, en se spécialisant dans les biomatériaux et l’avenir des tests précliniques, pour réaliser des tests fiables sur l’efficacité ou la dangerosité de molécules sans recourir aux tests sur les animaux.

“À l’avenir, j’espère appartenir à une nouvelle génération de chercheur.euse.s, plus proches du public et plus investi.e.s dans la décision politique.”

“Ces dernières années, je me suis progressivement rendu compte du peu de compréhension qu’ont beaucoup de journalistes traitant de sujets scientifiques. Sentiment visiblement partagé par mes collègues dans leurs propres domaines de compétence, d’où notre rassemblement en collectif.”

“La déconnexion de nombreux journalistes avec l’état de nos connaissances scientifiques mène irrémédiablement à des décisions politiques qui, lorsqu’elles suivent l’avis des expert.e.s, sont vécues comme des trahisons par les lecteur.trice.s des premiers. Il est grand temps de restaurer cette confiance brisée en plaçant les faits et non les opinions au centre de l’information destinée au grand public.”


Kévin NGUYEN
Bibliothécaire, diplômé en gestion de l’information.
Passionné de sciences, Kévin s’informe sur les réseaux sociaux directement auprès de scientifiques qui y sont actifs.

“Au moment de l’Affaire Séralini, j’ai constaté des réactions radicalement différentes entre la presse et des scientifiques que je suivais sur twitter. Il est extrêmement difficile de trouver une information basée sur les connaissances à ce sujet, et non sur une vision déjà arrêtée.”

“Aujourd’hui j’ai de sincères convictions écologistes, et je suis persuadé qu’on ne répondra aux défis environnementaux futurs qu’en en appréhendant les tenants et les aboutissants. Cela implique une approche scientifique, aussi peu biaisée que possible. Je pense que beaucoup de médias ont encore du mal à saisir la distance nécessaire au traitement de ces sujets.”


Peha – Un Monde Riant
Vulgarisateur des sciences.
Après avoir découvert la lecture critique de la presse en DUT Information – Communication, Peha pratique le dessin de presse et, constatant en parallèle que les sciences sont pauvrement relayées dans l’espace médiatique, décide de créer sa chaîne Youtube afin de décortiquer les erreurs régulières des médias grand public. Les diverses initiatives d’esprit critique qui naissent à cette période permettent alors de réunir scientifiques, journalistes et rationalistes autour de divers projets de vulgarisation et de critique scientifique.

“On ne peut pas prétendre lutter contre les fake news d’un côté et délaisser l’information scientifique de l’autre : nombre d’incompréhensions sur les sujets de société actuels sont directement liés à la mauvaise représentation des faits scientifiques dans le débat public.”

“Le temps journalistique, pressé par les contraintes budgétaires (et donc d’audimat), ne correspond pas au temps scientifique. Il est nécessaire que la presse s’attarde davantage sur ces sujets et contextualise les études de façon pertinente : il faut qu’elle gagne en crédibilité ce qu’elle doit perdre en sensationnalisme”.


Alexis QUENTIN
Chargé d’études dans la gestion de déchets nucléaires.
Après des études d’ingénieurs à l’ENSICAEN et un doctorat à l’Université de Caen dans le domaine des effets des rayonnements ionisants sur les matériaux, Alexis travaille à l’ANR avant de faire de la surveillance radiologique de l’environnement pour la Marine Nationale et de la R&D en radioprotection.

“Par le passé, j’avais tendance à faire confiances aux médias qui avaient bonne réputation et du coup à m’indigner sur les problématique telles que les OGM ou les pesticides. Et puis un jour ces mêmes médias en qui j’avais confiance ont traité un sujet que je connaissais, et je me suis rendu compte des partis pris et des erreurs factuelles, et qu’ils pouvaient être des propagateurs de fake news.”

“Notre tribune part du souhait d’avoir un traitement équitable des faits scientifiques, sans instrumentalisation de quelque côté que ce soit.”

“Aujourd’hui les marchands de peur prospèrent car il profitent d’un système médiatique ou l’identité du héraut est plus important que ce qu’il a à dire, a fortiori quand ce sont des faits erronés.”

“J’ai eu le privilège dans ma jeunesse de pouvoir bénéficier d’émissions médiatiques où les faits étaient traités tels qu’ils devaient l’être et non comme des opinions. Je n’ai pas envie que mes enfants ne puissent pas avoir cette chance.”


Mathieu REBEAUD
Ingénieur en biosciences, doctorant en biochimie.
Doctorant à l’université de Lausanne, Mathieu s’intéresse à la machinerie chaperonique du cytosol des levures, avec l’objectif d’élucider comment certaines de ces protéines collaborent ensemble et de comprendre les mécanismes qui mènent à la dégradation d’agrégats protéiques typiques des maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.

“Je constate la difficulté de faire passer les avis des autorités de santé et de la science et les faits dès qu’il y a des intérêts politiques qui vont dans l’autre sens.”

“La façon dont les articles scientifiques et les résultats qu’ils contiennent sont souvent présentés dans les médias est également problématique, donnant parfois une information mal interprétée ou partielle.”

“Il devient urgent aujourd’hui que les différents acteurs de l’information et les scientifiques eux-mêmes renouent le dialogue et acceptent de chaque côté de se remettre en question sur leur façon de fournir l’information la plus pertinente et factuelle possible aux citoyens.”


Jennifer RENOUX
Ingénieure Informatique, Docteure en intelligence artificielle.
Ingénieure en Informatique INSA Lyon de formation, Jennifer réalise un doctorat en Intelligence Artificielle en collaboration entre l’Université de Caen Normandie et Airbus Defense and Space, puis un post-doctorat à l’Université d’Örebro, Suède. Elle s’intéresse aux problèmes de communication et collaboration entre humains et machines. Elle tient également un blog de vulgarisation sur ses sujets de prédilection.

“La vulgarisation et la transmission de la connaissance au public est pour moi une part importante de mon travail. Les connaissances scientifiques ne doivent pas restées cloîtrées dans les institutions de recherche mais être retransmises au public.”

“La Science peut changer la vie des gens au quotidien et la société dans son ensemble. Elle l’a déjà fait par le passé et continuera dans le futur. Chaque individu mérite d’être informé de manière correcte et rigoureuse sur ses avancées pour prendre des décisions en connaissance de cause.”


Marc ROBINSON-RECHAVI
Professeur de bioinformatique.
Depuis 2005 Marc mène à l’université de Lausanne des recherches à l’interface de la biologie évolutive, de la biologie moléculaire, et de l’informatique. Il est également chef de groupe à l’Institut suisse de bioinformatique (SIB), et milite pour la publication ouverte (open access). Motivé par la lecture des blogs de science anglophones, il lance en 2010 un blog de science francophone, traitant notamment des relations entre scientifiques et médias.

“Mon expérience de blogueur a été enrichissante, mais aussi frustrante dans la difficulté de communiquer entre scientifiques et journalistes en Europe francophone, et la difficulté de faire passer un message basé sur la science et les faits quand les intérêts politiques vont dans un autre sens.”

“Je suis ravi de voir les récents mouvements FakeMed ou No Fake Science, et ravi de voir la synergie de jeunes chercheurs et des journalistes établis qui parviennent enfin à bouger les choses et amener cette discussion indispensable à l’attention du public, des journalistes et des politiciens.”


RôM – Evidence Based Bonne Humeur
Vulgarisateur et promoteur humoristique de la pensée critique & rationnelle
Issu d’une formation en informatique (DESS) orientée imagerie et IA, RôM passe successivement du Web à la R&D (colorimétrie), puis au service informatique en indépendant. En chemin, il découvre « l’Art du doute », et se passionne pour le scepticisme scientifique, le rationalisme, ainsi que la zététique, trois disciplines très liées mais subtilement différentes.

C’est finalement en 2017, pris d’une soudaine envie de partager ses connaissances, ses critiques et ses questionnements, qu’il commet un premier épisode de ce qui deviendra ensuite « Evidence Based Bonne Humeur » : des planches humoristico-pédagogiques mettant en scène de petits personnages tout ronds, dont le simplisme, prétend-il, permet au lecteur de se concentrer sur les courts dialogues où sont abordés les thèmes récurrents de la pensée critique et rationnelle.

“Les différents sens du mot font que discuter de « la Science » peut s’avérer confus. Je parlerai plus volontiers de la méthode scientifique, qui désigne un ensemble de façons d’acquérir des connaissances sur le monde. Bien qu’imparfaite, la méthode scientifique est de loin la plus fiable et la plus universelle. Quelle que soit l’échelle considérée, de l’individu à l’Humanité, elle représente le meilleur outil dont nous disposons pour, in fine, faire des choix éclairés.”

“Il est un peu navrant qu’il faille publier une tribune pour mettre en garde contre le sensationnalisme, la précipitation, l’instrumentalisation ou les fausses équivalences de points de vue dans le traitement médiatique de l’information scientifique. Devoir énoncer ces banalités confirme que cette tribune était vraiment indispensable.”

“Oui, la phrase qui précède est un raisonnement circulaire. Et si vous ne l’avez pas repéré, c’est une preuve supplémentaire que sensibiliser à l’esprit critique est nécessaire.””

“Pros de l’info, alors que celle-ci se transmet dorénavant de façon largement horizontale et virale, votre rôle est plus que jamais déterminant pour maintenir des repères crédibles. Résistez !”


Romain TAVERNIER
Doctorant en chimie des matériaux.
Diplômé d’un master de Chimie Verte de l’Université de Strasbourg, Romain travaille actuellement à substituer des composés cancérigènes dans des matériaux composites.

“Je fais partie de la génération qui a grandi avec la certitude amenée par le consensus scientifique que le réchauffement climatique provient des activités humaines, et j’ai eu à coeur de choisir une spécialité qui vise à réduire son impact environnemental en travaillant en amont de la production des connaissances.”

“Je suis convaincu que la lutte contre le changement climatique est transversale aux opinions de chacun, et que les décisions pour y faire face doivent suivre l’avis de ceux qui ont mis en évidence ce problème majeur grâce à une information factuelle à la portée de tous.”


Cyril VIDAL
Docteur en chirurgie-dentaire et vulgarisateur
Diplômé d’un master 2 en santé publique, Cyril s’occupe de vulgarisation en santé orale (youtube.com/c/danslesdents), mais aussi de rédaction scientifique en santé générale et de formation continue en chirurgie-dentaire. Je fais partie d’une société scientifique dentaire (Société française d’endodontie) et du Collectif FakeMed. Après des années d’enseignement hospitalo-universitaire, j’exerce désormais en cabinet de ville.

Soucieux de transmettre au grand public, tout autant qu’à mes patients, une information claire, loyale et précise, Cyril s’intéresse depuis un certain temps au traitement médiatique de sujets scientifiques, spécifiquement ceux en rapport avec la santé.

“J’ai signé cette tribune avec le projet d’obtenir une certain rigueur de la part des médias généralistes dans l’approche et la vulgarisation de sujets scientifiques.”


Brendan GOUBIN
Ingénieur en informatique
Diplômé d’un master en informatique de l’Université Rennes 1 et de l’Université d’Aalto (Helsinki, Finlande), Brendan fait du développement web dans le domaine de la santé. Passionné par le contenu des sciences, il finit par découvrir ce que sont les biais cognitifs, les arguments fallacieux, la méthode scientifique et de manière générale l’esprit critique.

“Le discours ecolo s’effondre quasi-systématiquement quand il est mis face aux faits, ça serait pas mal de commencer à faire les choses correctement surtout quand on peut s’appuyer sur les données que la science produit.”

“La science, ce qu’elle produit et ce qu’elle permet de faire sont des choses suffisamment passionnantes pour ne pas avoir besoin d’en faire du sensationnalisme hâtif et erroné.”